1. Faire l’inventaire avant de demander

Commencez par lister les éléments nécessaires à chaque page : titre, texte d’introduction, services, preuves, photographie, appel à l’action et coordonnées. Ajoutez les contenus transverses comme le logo, les réseaux sociaux, les informations de contact et les éléments légaux.

Cet inventaire évite les demandes tardives et révèle immédiatement les pages dont le contenu dépend d’une autre personne ou d’un prestataire extérieur.

2. Donner un responsable et une date à chaque élément

« Le client doit envoyer les photos » n’est pas une responsabilité exploitable. Notez le nom de la personne, la liste exacte des photos attendues et une date. Lorsqu’une équipe participe au projet, désignez aussi une personne capable de valider la version finale.

Une demande sans responsable devient une relance générale. Une demande sans date devient une tâche facultative.

3. Découper la collecte par page et par petite décision

Un dossier nommé « Contenus du site » oblige le client à comprendre seul la structure attendue. Organisez plutôt la collecte selon l’arborescence : Accueil, À propos, Services, Réalisations et Contact. Dans chaque page, formulez des demandes courtes et autonomes.

Pour la page d’accueil, demandez par exemple la promesse principale, trois avantages, une preuve et l’action souhaitée. Le client peut avancer progressivement et l’agence voit précisément ce qui manque.

4. Préciser le format d’une réponse exploitable

Une photographie doit avoir une taille minimale et un droit d’utilisation clair. Un témoignage doit comporter un nom, une fonction et une autorisation de publication. Un texte peut nécessiter une longueur indicative, un angle et un exemple.

Sans consigne, le client choisira naturellement le format le plus rapide pour lui, qui n’est pas toujours celui dont la production a besoin. Donnez une courte instruction et un exemple lorsque le livrable peut être ambigu.

5. Séparer « reçu » de « validé »

Un fichier déposé n’est pas nécessairement exploitable. Il peut être trop petit, incomplet, obsolète ou sans droit de publication. Utilisez au minimum trois états : manquant, reçu à vérifier et validé. En cas de refus, expliquez précisément la correction attendue.

Cette distinction évite le faux sentiment d’avancement créé par un dossier rempli de versions provisoires.

6. Relancer sur ce qui bloque vraiment

Une bonne relance mentionne les éléments manquants, la personne concernée, la prochaine étape bloquée et la date attendue. Elle ne renvoie pas simplement vers une demande générale formulée plusieurs semaines auparavant.

Regroupez les relances et gardez une source unique pour l’état du projet. Si le client répond par e-mail, replacez l’information au bon endroit afin que l’équipe n’ait pas à fouiller plusieurs canaux.

7. Ne pas transformer la collecte de contenu en coffre-fort

Les textes publics, photographies destinées au site et coordonnées professionnelles ne justifient pas de demander aussi des mots de passe ou des documents privés dans le même espace. Séparez strictement ces flux.

Pour le cadrage initial, demandez seulement si un accès existe et qui en est responsable. Le transfert éventuel doit passer par un canal adapté, avec des accès révocables et une conservation maîtrisée.

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